Expositions



"Le hibou"  97 x 130 cm  (huile)


1999 Exposition "30 ans de peinture"


Préface de Jean-Francois Larralde

Conservateur du musée de Guéthary

Les fragmentations des formes de Marc Claerbout comme « machine à voir » l’espace

En 1969, Marc Claerbout entame son travaille de papiers collés. Si le premier collage de l’histoire de la peinture est du à Picasso, la technique des papiers collés, issue du collage, est du à Georges Braque qui, en Septembre 1912, à Sorgues, inaugure ce médium comme nouveau moyen d’expression. Les papiers collés figuratifs de Marc Claerbout, préalablement découpés à larges coups de ciseaux, tirent leur origine de ses travaux précédents à l’encre de Chine, pastel et huile sur toile, qui sont autant de variations de sa perception riche et multiple du corps humain.

En 1972, à la faveur d’une commande de l’Académie Internationale Maurice Ravel, il produit un hommage au compositeur basque sur le thème du Boléro. A partir de cette date, son expression plastique prend des formes abstraites.

Au début des années 80, Marc Claerbout entreprend de déchirer les papiers. Les mots de ses paysages, nus et sujets plus personnels, relevant de ses préférences musicales et théâtrales, s’assemblent et s’échangent en de multiples combinaisons dans l’espace poétique qui leur est assigné. Il rend plusieurs hommages à des personnages du monde de l’art qu’il affectionne particulièrement, notamment Vincent van Gogh, Frankisek Kulka, Andy Warhol ...

En 1995, Marc Claerbout se lance dans l’aventure des papiers déchirés abstraits. Les petits lambeaux de papiers déchirés se disséminent au gré du hasard et sont collés sur du carton fort, comme les mots sont fixés dans le flot du discours poétique.

En 1996, il intègre dans son travail le nouveau thème des empreintes, qu’il réalise au pinceau sec, au rouleau d’empreintes ou à l’éponge. Ce nouveau cycle d’empreintes est un prolongement de sa phase antérieure des déchirures, dans sa quête permanente et renouvelée de l’équilibre, qui passe ici, fondamentalement, par l’alternance obstinée du vide et du plein, du noir et du blanc, des formes verticales et horizontales. Une de ses oeuvres les plus emblématiques de cette période est l’hommage qu’il rend au peintre Antonio Uria Monzon, s’aidant pour l’exécuter d’une technique mixte : papiers, empreinte, huile, graphisme, couleurs à l’huile. Création plastique est création poétique confluent ainsi en une même écriture.

 


"A Uria Monzon"  73 x 92 cm  (huile)




2007  Exposition "Fragmentations"
         au musée Marzelles à Marmande




"Sculptural"  89 x 116 cm  (huile)

Les « Fragmentations » de Marc Claerbout à Marzelles

Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres, ayant multiplié les expositions depuis plus de vingt ans, Marc Claerbout est en ce mois l’invité d’honneur du musée Marzelles.

Une œuvre résolument contemporaine que celle qui est présentée sur les murs du musée, fruit d’une longue recherche qui aboutit à ces « Fragmentations », titre de l’exposition marmandaise. L’artiste explique lui-même :

« La figuration est-elle morte ? Bouffée par l’abstraction qui bien souvent absorbe l’image dans un fracas interrogatif ? La question reste posée. Pour ma part, j’oscille entre cette fragmentation visuelle, ce sentiment profond de l’image et cette sensation colorée, gestuelle … L’évolution est nécessaire dans un travail pictural, elle permet des horizons, des doutes, des remises en question, étiré entre une facture classique, une facture plus contemporaine. Cela fait partie d’une personnalité, d’une proportion élargie de la vie. En peinture, le sujet devient « prétexte », il sert à résoudre des problèmes, c’est une conversation avec celui qui l’aborde, il devient alors le personnage que l’on traite avec respect, pour une découverte de tous les instants. « Fragmentations » résume ma vision, mon cheminement pictural, sculptural. Toujours tiraillé entre la figuration, l’abstraction, mon « Abstrafiguration » mélange ces deux tendances,, m’aide dans ce conflit permanent, dans des périodes différentes de ma vie. Je pense toutefois que la figuration marque le pas sur cette vision, point d’attachement à la réalité ».

Une œuvre et un artiste à découvrir jusqu’au 31 août au musée Marzelles (de mercredi au vendredi de 15h à 18 h, le samedi de 10h à 12h et de 15h à 18h, entrée libre). Le vernissage aura lieu le vendredi 10 août à 18h.

Le Républicain 09-08-2007



        

"La poule"  (bois)                                       "A l'ami César"   (bois)



  

"la vieille" (sculpture en bronze)

 

La couleur est primordiale dans le travail de Marc Claerbout.
"Je suis un coloriste. Les couleurs me nourissent. Même dans le noir et blanc, j'aime faire sortir leur lumière.“
Bien souvent, l‘oeuvre part d‘une tâche de couleur. "C‘est la forme qui me donne l‘idée de quelque chose", explique-t-il. "J‘aime naviguer entre différents paradis artistiques", confie-t-il. "Il n‘y a pas de frontières entre les arts. Je vois les mots et les notes comme d‘autres formes de couleurs!"

(extraits du Sud Ouest du 20 – 08 – 07)



 

"La Marmandine"  (bois)

(collection du musée de Marmande)