
"Douceur infanteresque" 97 x 130 cm (huile)
Comme un caméléon posé sur la maison de l’infante, ma toile prit cette coloration de base. Expliquer le « pourquoi » d’une évolution est si difficile, on peut toujours se référer à une émotion, un sentiment de bien être ou pas, le principal est d’agir tout simplement sans se préoccuper de sa respiration, le principal moteur reste l’oxygène que l’on y apporte ; son énergie.
Je ne cherche pas le style, j’évolue dans avec ma structure humaine, le principal est de ne pas se renier.

"Ma maison natale" 97 x 130 cm (huile)
Etant né à Ciboure, terre natale de MAURICE RAVEL, ma maison sur le quai portant son nom, a suscité mon intérêt à l’immortaliser avec mes souvenirs d’enfance, ma vision artiste, tout cet univers marin; bateaux de pêcheurs ancrés dans ma mémoire visuelle, ma sensibilité. Donné à cette maison, le poids de mon existence, la résonance du clocher sous un ciel en bonne santé, d’un bleu à faire rougir une tomate de ne pas être tombée sous la maîtrise d’un YVES KLEIN. Animé par ces coques blanches, cette verticalité des mats, ces colombages le rythme « bolérien » de cette espace de vie.

Souvant MARC CLAERBOUT a réalisé des collages qu'il a retranscrit à l'huile.
"Je me revois en bas du pont reliant St Jean de Luz à Ciboure, sous mon parasol rouge, attiré par le spectacle de ce bateau coulé. Mes ciseaux gourmands se dépêchant sur trois jours de sauvetage, de coucher sur mon carton, cet évènement local. Un premier plan attractif, bateaux de pêche reposant sur leurs fesses, en opposition au naufrage.
Premier port thonier de France par le passé, on y déversé en quantité les thons dans des chariots de fer, avant la pesée. Le poisson ruisselait de son sang, étincelait sous le soleil avant de recevoir sa protection de glace. Mes collages ont toujours rendu hommage à ce dur travail de la mer, dans ce golf de Biscaye où tous les dangers persistent. Se remettre en mémoire cette évidence de la nature, avec le respect de la protéger, en évitant de la piller, de la souiller, à l’encontre d’un équilibre précaire.
Aux Beaux Arts lorsque j’étudiais les Grands Maîtres, David, Goya, Le Titien, Géricault, ce respect de servir était présent, la plus belle cause à mes yeux, l’art pictural."