(photo Heike BATHGE)
L'artiste peintre MARC CLAERBOUT à Saint Jean de Luz, devant la maison de l'Infante.
L’année 2009 a vu mes quarante années au service de mon art. Après un passage de vingt années avec mon « COLL’ART », j’ai senti la nécessité de revenir à l’huile, par la proposition de l’académie MAURICE RAVEL de créer une œuvre sur ce compositeur mondialement connu. Cette oeuvre que j’ai intitulée « Le Boléro pictural » m’a donné la possibilité d’explorer l’abstraction, ceci en m’appuyant sur la musicalité de l’oeuvre. Cette toile de 120 figures m’a propulsé aussi vers une série de ce format traitant soit du théâtre où de l’instrument musical.
Etant d’une génération plutôt figurative j’ai voulu alors rassembler les deux tendances l’abstraction et la figuration dans une « ABSTRAFIGURATION », mot qui a séduit la presse dans sa nouveauté littéraire en 1990 environ.
Cette « ABSTRAFIGURATION » me permet de donner une identité, ainsi qu’un anonymat dans cet espace créatif qui m’est offert.
Confronter et assembler les deux courants me donne cette envie d’explorer ces deux langages. Souvent ce courant figuratif reste présent dans ma vision, j’essaie alors de casser cette attention, ma structure qui amène l’oeil vers une liberté plus grande, une coloration fragmentée.
Ma structure picturale est une ossature, une colonne vertébrale qui maintient mon oeuvre.
J’aime la rectitude mais j’essaie avec celle ci d’évader l’oeil du spectateur par un colorisme approprié.
La couleur pour moi a toujours été la vie, mon environnement quotidien me nourrit, je perçois la moindre parcelle colorée comme un met gustatif, un vin qui vous transporte dans tous les étapes de sa conception.
Marc CLAERBOUTDepuis mes Beaux Arts la sculpture prend peu à peu une importance dans ma façon d'appréhender la 3e dimension.
La sculpture m'est nécessaire, dans les espaces où le vide et le plein sont en permanence le pourquoi d'une réalisation.